samedi 23 février 2008
jeudi 21 février 2008
POUR LES AMANTS DU BIZARRE
La société World Wrestling Entertainment, plus connue sous le nom de WWE, créée en 1952, est la fédération de catch la plus importante au monde.
Les catcheurs ou catcheuses sont répartis dans plusieurs divisions (les shows): RAW, SmackDown! et ECW. Chaque catcheur lutte dans sa division désignée, mais il peut y avoir des exceptions: exemple, un catcheur de Raw peut aller à SmackDown ou à ECW pour des matchs. Des changements définitifs peuvent être opérés durant l'évènement Draft de 
Chaque division a sa couleur:
RAW : ROUGE
SmackDown! : BLEU
ECW : GRIS
Les catcheurs de
On peut citer comme légende: The Rock, Stone Cold Steve Austin, Mick Foley, Bam Bam Bigelow (décédé le 19 janvier 2007), etc. Certaines d'entre elles s'étant reconverties dans d'autres métiers, tel The Rock en tant qu'acteur.
Mais il y a aussi le "WWE Hall of Fame" («Temple de la renommée») où les catcheurs de l'histoire y sont réuni: Hulk Hogan, Bret Hart, Eddie Guerrero (décédé en 2005), André The Giant, etc...
Depuis l’an 2000,
catcheurs ou catcheuses –luchadores /-as
renommée-fama
Poursuite-persecucion
à la cour d’interdire-tribunal, juzgados
plutôt-más bien
mercredi 20 février 2008
mardi 19 février 2008
Cancer et bourrage de crâne
Je remercie les lecteurs qui m’ont prévenu que France 2 diffusait, jeudi 7 février à 23 h, une émission consacrée à « la guerre contre le cancer », et qui s’annonçait très critique de la cancérologie officielle.
Sans eux, je ne l’aurais peut-être pas regardée, pensant que la télévision allait une fois de plus nous désinformer. Eh bien non, et j’ai eu l’agréable surprise de voir et d’entendre (enfin !) un documentaire honnête et courageux, révélant sans ambages l’atroce vérité : à savoir que la guerre contre le cancer n’est depuis cinquante ans qu’une succession de stratégies absurdes, de batailles perdues, de budgets gaspillés, de propagande mensongère et de cyniques opérations de marketing au profit de l’industrie pharmaco-chimique.
Lorsqu’on essaie depuis des décennies de faire prendre conscience à ses contemporains que notre civilisation égarée est une entreprise de destruction acharnée de la nature et de la santé et que la médecine est la principale complice de cette destruction, c’est une grande satisfaction que de voir enfin le propos relayé par une grande chaîne de télévision. On se prend à espérer que les choses puissent enfin changer.
Espérons, mais ne rêvons pas ! Nos hommes politiques sont si incultes et si « influençables », de diverses manières, et le peuple si crédule, si paresseux et si manipulable qu’on peut craindre qu’il faille encore des monceaux de cadavres pour que la sagesse se réveille.J’ai publié mon premier article sur la question en janvier 1967, sous le titre « Le cancer, mal politique », dans la revue « L’Homme Libre », de mon ami Marcel Renoulet. J’y insistai notamment sur le fait que le cancer n’était pas autre chose qu’une révolte de la nature contre une existence disharmonique, le refus de nos cellules de participer à la vie d’un corps dévoyé par un mode de vie stupide, pratiquant des excès de toutes sortes dans une atmosphère psychologiquement malsaine et chimiquement polluée.
Pourtant, durant toutes ces années, les pharmaco-chimistes n’ont cherché qu’à inventer des médicaments agressifs, toxiques et destructeurs du terrain organique, publiant périodiquement des bulletins de victoire totalement fallacieux, diffusés par des journalistes ignorants et naïfs, voire stipendiés.
À ce sujet, le documentaire de France 2 récapitule une impressionnante série de communiqués triomphants suscitant de faux espoirs toujours déçus. Confronté à son discours vieux de vingt ans, l’un des mandarins, loin de montrer quelque remords, s’exclame avec cynisme : « Il fallait affirmer aux gens que la médecine avançait, afin qu’ils prennent patience. » Ils prenaient patience en effet… jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Le documentaire nous assène ensuite des chiffres terrifiants sur la progression constante des décès par cancers et sur l’aveuglement des cancérologues. Deux ans avant l’interdiction de l’amiante, l’Académie de médecine osait encore afficher son scepticisme quant à son caractère cancérigène, pourtant démontré depuis des décennies.
Le film reproduit également des discours fracassants de plusieurs présidents américains, de Nixon à Bush fils, jurant qu’on allait terrasser le cancer et jetant dans la balance des centaines de millions de dollars, aussitôt engloutis par une armée de chercheurs parasites retranchés dans le monumental fromage de la souffrance humaine, uniquement obsédés par le rêve du médicament miracle producteur de gros dividendes et négligeant complètement la recherche des causes et la vraie prévention.
L’émission nous révèle d’ailleurs un chiffre d’une cruauté inouïe : sur les sommes colossales payées depuis cinquante ans par les contribuables ou les donateurs du monde entier au profit de la recherche sur le cancer, 1 % seulement a été consacré à la prévention ! Oui, vous avez bien lu : un pour cent !
Tandis que 99 % allaient se perdre dans le tonneau des Danaïdes de la recherche-qui-ne-trouve-rien mais qui nourrit grassement ses adeptes. Et pendant que Madame Pièces Jaunes parcourait la France en TGV, la main sur le cœur et la larme à l’œil, aucun de nos gouvernements successifs ne prenait en compte les études scientifiques démontrant (depuis 1979 !) que la leucémie infantile frappe en priorité les enfants vivant à proximité des lignes à haute tension ou des transformateurs électriques. Qui lira vivra !
VOCABULAIRE
gaspillé.- dépenser
mensongère .- fausse ; inexacte ; erronée
égarer .- perdre ; oublier
acharner .- animer, mouvoir, inciter, inspirer
relayer.- remplacer, changer
paresseux .- inactif, mou, poumon
monceaux.- tas, amoncellements
sagesse.-
disharmonique.- désagrément, contrariété
dévoyer.- corrompre, altérer
fallacieux.- trompeur, fourbe, perfide
naïfs.- ingénu, simple, candide
stipendiés.- acheté, payé, acquitté
mandarins.-
ensuivre.- résulte, suivre + qqch.
décè.- morts
aveuglement.- ceticé,
amiante.- amianto
terrasser.- vaincre, battre, défaire
engloutir.- absorber, ingurgiter, ingérer
cruauté.- férocité, sauvagerie, inhumanité
inouïe.- étonnant, surprenant
tonneau.- tonne, poids, beaucoup
Danaïdes.- ¿ ?
parcourir.- traverser, franchir, explorer
larme.- eau, onde, liquide
lundi 18 février 2008
Notes des profs : la polémique
| Le site Web qui propose aux élèves de noter leurs profs est vivement critiqué par les enseignants.Est-il intéressant ? clair ? disponible ? équitable ? respecté ? motivé ? Sur le site note2be.com, les élèves sont invités à noter leurs professeurs selon ces six critères. Contrairement aux sites américains et allemands du même genre, le site français s’impose des limites : il est impossible de commenter les notes (même si un forum est ouvert…) et les critères de jugement des professeurs sont limités à la pédagogie. Mais, derrière l’anonymat de l’Internet, rien n’assure que les élèves sont bien des élèves. Depuis son lancement, début février, ce site fait l’objet du mécontentement de nombreux profs. Pourquoi ? Parce que le site propose aux élèves de noter leurs enseignants en citant leurs noms. Le Snes-FSU, syndicat d’enseignants, a même porté l’affaire en justice pour demander la suspension du site. L’audience devrait avoir lieu aujourd’hui ou demain. De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, a condamné fermement l’ouverture du site. «L’évaluation des professeurs et leur notation sont du ressort exclusif de l’Éducation nationale», a précisé le ministre. La polémique fait, en tout cas, le jeu de note2be.com, qui compte plus de 100 000 connexions par jour. L’avenir du site est désormais suspendu à la décision de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) qui doit statuer fin mars. Isabelle Desprez noter: calificar mécontentement: descontento du ressort de: de la competencia de statuer: decidir |
dimanche 17 février 2008
C'est comme ça
Voici je vais partager avec vous une vidéo que j'ai eu l'habitude d'écouter quand j'étais plus jeune.Les Rita MitsoukoC'est comme çaC'est comme ça Ah, la la la la Ouais le secret ça coupe et ça donne Oh, oh, faut que j'moove Sans fin du venin qui me fait mal au cœur Quand le serpent Chaloupe et console Oh, oh, faut que j'moove L'ami Sadi s'enlise et là ça fait peur Si c'est ça Ah la la la la Ça le susurre a mes entournures Ah, ah, faut que j'moove Ça le grince juste pendant la nuit Ah, c'est comme ça ça plonge et ça vire Ah, ah, faut que j'moove Et ça gêne quoi, quand y a pas de plaisir C'est comme ça Ah la la la la La lala lala lala lalala... J'veux pas t'abandonner, mon bébé J'veux pas nous achever, tu sais C'est pas que je veuille tenir ni que je veuille m'enfuir Il me faut prendre le frais, c'est vrai Hé, hé, hé hé, viens près de moi que je te le dise Faut que j'moove ce secret qui me tord le cœur Ah, la la la... |
samedi 16 février 2008
GEORGE BRASSENS
Ses chansons sont traduites aux quatre coins de notre planète. Privées de la voix de l’auteur, dépouillées de la résonance des mots, incertaines du charme de la musique qui s’altère au contact de nouvelles sonorités, que reste-t-il de ce qui nous séduit dans les chanson de Brassens?
LE PORNOGRAFE
Autrefois, quand j'étais marmot
J'avais la phobie des gros mots
Et si j'pensais " merde " tout bas
Je ne le disais pas
Mais
Aujourd'hui que mon gagne-pain
C'est d'parler comme un turlupin
Je n'pense plus " merde ", pardi
Mais je le dis
J'suis l'pornographe
Du phonographe
Le polisson
De la chanson
Afin d'amuser la gal'rie
Je crache des gauloiseries
Des pleines bouches de mots crus
Tout à fait incongrus
Mais
En m'retrouvant seul sous mon toit
Dans ma psyché j'me montre au doigt
Et m'crie: " Va t'faire, homme incorrec'
Voir par les Grecs "
Tous les sam'dis j'vais à confess'
M'accuser d'avoir parlé d'fess's
Et j'promets ferme au marabout
De les mettre tabou
Mais
Craignant, si je n'en parle plus
D'finir à l'Armée du Salut
Je r'mets bientôt sur le tapis
Les fesses impies
Ma femme est, soit dit en passant
D'un naturel concupiscent
Qui l'incite à se coucher nue
Sous le premier venu
Mais
M'est-il permis, soyons sincèr's
D'en parler au café-concert
Sans dire qu'elle a, suraigu
Le feu au cul ?
J'aurais sans doute du bonheur
Et peut-être la Croix d'Honneur
A chanter avec décorum
L'amour qui mène à Rom'
Mais
Mon ang' m'a dit : " Turlututu
Chanter l'amour t'est défendu
S'il n'éclôt pas sur le destin
D'une putain "
Et quand j'entonne, guilleret
A un patron de cabaret
Une adorable bucolique
Il est mélancolique
Et
Me dit, la voix noyée de pleurs
" S'il vous plaît de chanter les fleurs
Qu'ell's poussent au moins rue Blondel
Dans un bordel "
Chaque soir avant le dîner
A mon balcon mettant le nez
Je contemple les bonnes gens
Dans le soleil couchant
Mais
N'me d'mandez pas d'chanter ça, si
Vous redoutez d'entendre ici
Que j'aime à voir, de mon balcon
Passer les cons
Les bonnes âmes d'ici bas
Comptent ferme qu'à mon trépas
Satan va venir embrocher
Ce mort mal embouché
Mais
Mais veuille le grand manitou
Pour qui le mot n'est rien du tout
Admettre en sa Jérusalem
A l'heure blême
Le pornographe
Du phonographe
Le polisson
De la chanson
VOCABULAIRE:
marmot: niño, pequeño
turlupin: bufón
polisson:polizón
gauloiseries: chistes picantes
montre au doigt: señalar, acusar
Voir par les Grecs: que te den por...
fermer au marabout: prometer al sacerdote
suraigu: sobreaguada
le feu au cul : ninfomania
il n'éclôt pas: no proviene
guilleret: alegre, contento
noyée: ahogada
cons: tontos, gilip...
mal embouché: mal hablado
Vote pour la nouvelle pièce de 2 euros
Etymologie
| L'origine du mot anglais "EASY": c.1200, "at ease," from Old French aisie, pp. of aisier "to put at ease," from aise. "Not difficult to deal with" |
mercredi 13 février 2008
Sites d'interesse
Voilà pour aujourd'hui, deux chouettes sites (voyez les liens dans le sidebar):
Mon quotidien. Vocabulaire de l'article: L'Australie présente ses excuses au people aborigène. subir: sufrir la tenue: uniforme (en tenue d'Adam: en cueros) émouvoir (ému): emocionar, conmover engager: comprometer |
mardi 12 février 2008
Hollywood retourne au travail
Les films attendus en 2008
LE MONDE 03.01.08 18h18 • Mis à jour le 04.01.08 13h01
Les studios hollywoodiens ne sont plus les seuls à réserver les dates de sorties des mois, voire des années à l'avance. En France, voilà bientôt un an qu'est annoncée pour le 30 janvier 2008 la sortie d'Astérix aux Jeux olympiques. Et cette France qui entreprend sait déjà qu'elle passera le 17 décembre en compagnie du milliardaire Largo Winch, qui prendra à l'écran les traits de Tomer Sisley. Entre-temps, Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, de Steven Spielberg, se sera installé sur les écrans le 21 mai, en plein Festival de Cannes.
Le carnet de bal du cinéphile exigeant est plus difficile à tenir. On sait que nombre de cinéastes importants ont terminé leur film. Certains ont déjà fixé une date de sortie. On devrait voir Lady Jane, de Robert Guédiguian, le 30 janvier, L'Heure d'été, d'Olivier Assayas, et Dans la vie, de Philippe Faucon, le 12 mars. Le 26 mars, Bertrand Tavernier propose Dans la brume électrique, dont la distribution (Tommy Lee Jones, Kelly McDonald) ressemble à celle de No Country for Old Men, de Joel et Ethan Coen (le 23 janvier). Mais beaucoup d'autres cinéastes attendent l'avis de Thierry Frémaux et Marco Muller (directeurs, respectivement, des festivals de Cannes et Venise et donc responsables de la sélection des films) avant de lancer leurs longs métrages dans l'arène.
La liste des prétendants est impressionnante, qu'il y ait deux films pour la même cinéaste (Claire Denis a réalisé White Materials et 35 Rhums), ou deux cinéastes pour un film (Le Silence de Lorna, des frères Dardenne, et Le Voyage aux Pyrénées, des frères Larrieu), ou qu'on s'en tienne au principe un film par personne. Dans ce dernier cas, on attend l'adaptation d'Un barrage contre le Pacifique, par Rithy Panh, les débuts de Michel Houellebecq au cinéma (La Possibilité d'une île), le retour de Laurence Ferreira Barbosa, avec Soit je meurs, soit je vais mieux, ou La Frontière de l'aube, de Philippe Garrel.
En attendant, Hollywood propose une programmation politique avec, le 16 février, Redacted, de Brian De Palma, restitution fictive des images venues d'Irak (en contrepoint au film de De Palma on pourra voir, le 30 janvier, Battle for Haditha, réalisé sur un thème voisin par le Britannique Nick Broomfield). Et, pour explorer la genèse du grand chaos moyen-oriental, Mike Nichols a choisi la comédie de moeurs avec La Guerre selon Charlie Wilson (sortie le 16 janvier), où jouent Tom Hanks et Julia Roberts.
Ce premier trimestre est celui des Oscars. Parmi les candidats les plus sérieux, on compte déjà No Country For Old Men et There Will Be Blood, saga pétrolière de Paul Thomas Anderson, le 27 février.
Thomas Sotinel
Sorties 2008
Janvier : La Guerre selon Charlie Wilson, de Mike Nichols, Lust, Caution, d'Ang Lee (le 16). No Country for Old Men (Non ce pays n'est pas pour le vieil homme), de Joel et Ethan Coen, Sweeney Todd, de Tim Burton (le 23). Astérix aux Jeux olympiques, de Thomas Langman et Frédéric Forestier, Lady Jane, de Robert Guédiguian, Battle for Haditha, de Nick Broomfield (le 30).
Février : John Rambo, de Sylvester Stallone, Juno, de Jason Reitman (le 6). Redacted, de Brian De Palma (le 20). There Will Be Blood, de Paul Thomas Anderson (le 27).
Mars : Dans la vie, de Philippe Faucon. L'Heure d'été, d'Olivier Assayas (le 12). A bord du Darjeeling Limited, de Wes Anderson (le 19). Dans la brume électrique, de Bertrand Tavernier (le 26).
Avril : Désengagement, d'Amos Gitai ; Le Premier Venu, de Jacques Doillon (le 2). Iron Man, de Jon Favereau (le 30).
Mai : Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, de Steven Spielberg (le 21). La Frontière de l'aube, de Philippe Garrel (sortie non déterminée).
Juin : Speed Racer, de Larry et Andy Wachowski (date non déterminée).
Non datés : 35 Rhums, de Claire Denis ; La Possibilité d'une île, de Michel Houellebecq ; Le Silence de Lorna, de Jean-Pierre et Luc Dardenne ; Soit je meurs, soit je vais mieux, de Laurence Ferreira Barbosa ; Un barrage contre le Pacifique, de Rithy Panh ; Le Voyage aux Pyrénées, d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu.
20 août : The Dark Knight, de Christopher Nolan ; Babylon A.D., de Matthieu Kassovitz (le 27).
26 novembre : Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, de David Yates.
17 décembre : Largo Winch, de Jérôme Salle.
lundi 11 février 2008
La vie ric-rac d'une famille ordinaire
(Chaque jour, on peut écrire une nouvelle avec le vocabulaire
le plus difficile. Je crois que c'est un bon exercise)
| Bénédicte Badin et son mari Pascal ne peuvent guère se les permettre : ils gagnent tous les mois le revenu médian d'un ménage français ayant deux enfants, soit un peu moins de 3 200 euros. La famille Badin se situe au milieu de l'échelle sociale française, à un endroit où le pouvoir d'achat n'est plus un drame, mais encore un souci. Bénédicte Badin, qui a 33 ans, est aide-comptable à 80 % dans une association familiale de Caen. "La garantie d'un salaire régulier, d'un travail sans souci et d'un retour chez soi, tous les soirs, à 18 heures", résume-t-elle. Elle égrène un à un les avantages que lui procure son emploi : seize tickets restaurants à 7,30 euros, une mutuelle à 20 euros pour toute la famille, un comité d'entreprise qui distribue des bons cadeaux à Noël et des aides pour le centre aéré l'été. "Je ne travaille pas le mercredi, j'ai un employeur sérieux et je gagne 980 euros par mois. Pour un second emploi, c'est parfait." Car Bénédicte Badin considère que le premier emploi du ménage, celui du "bread-winner", comme disent les sociologues, est celui de son mari. Pascal, qui a aujourd'hui 34 ans, a déjà une longue vie de plombier-chauffagiste derrière lui : à 15 ans, il est entré en préapprentissage et depuis, il a toujours travaillé sur les chantiers. Avec leurs deux salaires, la prime de Noël de Pascal, les allocations familiales et la prestation concernant le mode de garde, le couple, qui n'est pas imposable, gagne près de 3 050 euros par mois. Pour y ajouter un "petit quelque chose", Bénédicte Badin s'occupe, le dimanche, du portage de Ouest-France dans son village de Mézidon-Canon (Calvados). "Les journaux sont livrés devant la maison à 5 heures 30, je les distribue dans les boîtes aux lettres jusqu'à 8 heures 30 et je passe à la boulangerie prendre du pain pour le petit-déjeuner. Evidemment, je me lève tôt le dimanche mais cela me rapporte 150 euros par mois." Pascal et Bénédicte Badin ne se plaignent pas - "Cette vie nous convient parfaitement", insistent-ils - mais ils reconnaissent que le quotidien exige une attention de tous les instants. "Ici, on ne se prive pas, on fait attention", résument-ils. Une dépenses d'une famille avec deux enfants bas âge - Alexandre a 4 ans, Elise 3 - sont budgétées avec précision : dès le mois de février, Pascal et Bénédicte Badin mettent tous les mois 60 euros de côté pour payer le centre aéré de juillet et ils groupent le supermarché avec un déplacement à Caen pour ne pas dépenser de l'essence inutilement. Comme beaucoup de Français, le premier poste de leur budget est consacré au logement : en 2000, les Badin ont acquis, grâce à un prêt sur vingt-cinq ans, une maison abandonnée depuis cinq ans que Pascal restaure de ses mains le soir et le week-end. "Je suis tout le temps dans les travaux", constate-t-il. Le remboursement du prêt représente 930 euros par mois et les travaux 300 euros en moyenne, soit 40 % de leur budget, mais cette maison est une priorité. "On aimerait la laisser à l'un de nos enfants et compenser pour l'autre, explique Bénédicte Badin. Mais là, évidemment, on frise l'utopie..." Le reste, admettent-ils, est "ric-rac". En début de mois, Bénédicte et Pascal Badin, qui apportent un casse-croûte sur leur lieu de travail, mettent de côté les trente-huit Tickets Restaurant qui leur sont distribués pour faire leurs courses chez Leclerc. "Cela fait un gros chariot, 300 euros." Pour aller de bon matin sur les chantiers, Pascal Badin utilise sa voiture mais sa femme se rend à Caen par le train. "C'est 46 euros par mois, la valeur d'un demi plein. Il faut que je marche un peu pour aller à la gare mais financièrement, ça vaut le coup." Le budget "vêtements" est calculé au centime près. "On achète en soldes, et seulement pour les enfants, précise Pascal. Moi, de toute façon, je suis tout le temps en tenue de travail." La nourrice d'Alexandre et d'Elise, qui sont tous les deux à l'école maternelle, est finalement le seul vrai luxe des Badin : alors qu'ils pourraient les laisser à la cantine et au goûter, Pascal et Bénédicte préfèrent, à midi et le soir, les faire garder, ce qui leur coûte 140 euros par mois après déductions des allocations. "C'est cher mais nos enfants y sont bien, explique Bénédicte Badin. Cette nounou s'est occupée d'eux depuis leur naissance, nous y sommes attachés." Ces dépenses faites, il ne reste plus grand-chose pour les loisirs. "Un budget presque nul", sourit Bénédicte. Pas de restaurant - "quand on s'est rencontrés, on allait de temps en temps dans un petit routier mais on n'y va plus" -, pas de spectacles ou de sorties, et deux semaines de vacances, tous les ans, dans l'appartement d'une grand-mère, en Espagne. "Pour les payer, on met de côté 100 euros par mois pendant toute l'année, raconte Pascal. On y va en voiture, il n'y a pas de loyer et on fait attention aux dépenses." Les Badin disent n'avoir qu'un souci : leur retraite. "On se fait un capital en pierre mais avec un salaire à 80 %, ça ne sera pas mirobolant", soupire Bénédicte. Vocabulaireric-rac: justo, al límiterevenu: ingresos ménage: pareja échelle: jerarquía souci: preocupación égrène: desgranar chauffagiste: técnico de calefacción chantiers: astilleros allocations: subsidios acquis: adquirido frise: rayar casse-croûte: tentempié chariot: carro de la compra routier: restaurante de camioneros mirobolant: fantasioso |
dimanche 10 février 2008
Recettes FLE
| Voici un nouveau site oú on peut pratiquer de la comprehénsion orale et écrit. Á mon avis c'est très complet. J'espère que vous aimiez. Cliquez ici.. |
vendredi 8 février 2008
Bienvenue sur le blog
| Salut a tous. Comment ça va? J'ai eu l'idée de faire un blog où on peut participer activement et de façon régulière afin de communiquer entre nous et échanger des nouvelles. Vous pouvez ajouter des photos, des enregistrements, audios et des vidéos. Quelle sont vos avis? Vous êtes d'accord? Nombreuses fois vous m'avez demandé les liens les plus intéressants pour apprendre français que je visite le plus souvent. Par hasard, j'ai trouvé un lien avec beaucoup de sites á visiter sur tous les matières. Pour apprendre en écoutant click sur podcast Et maintenant une petite blague pour terminer le carnaval: Savez vous ce que c'est qu'une tomate avec une cape ? Réponse : C'est Super-tomate !!!!!! Et un concombre avec une cape ? Réponse : C'est un concombre déguisé en super-tomate... Á bientot. J'espère votre collaborations. |
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