mardi 19 février 2008

Cancer et bourrage de crâne

Je remercie les lecteurs qui m’ont prévenu que France 2 diffusait, jeudi 7 février à 23 h, une émission consacrée à « la guerre contre le cancer », et qui s’annonçait très critique de la cancérologie officielle.
Sans eux, je ne l’aurais peut-être pas regardée, pensant que la télévision allait une fois de plus nous désinformer. Eh bien non, et j’ai eu l’agréable surprise de voir et d’entendre (enfin !) un documentaire honnête et courageux, révélant sans ambages l’atroce vérité : à savoir que la guerre contre le cancer n’est depuis cinquante ans qu’une succession de stratégies absurdes, de batailles perdues, de budgets gaspillés, de propagande mensongère et de cyniques opérations de marketing au profit de l’industrie pharmaco-chimique.
Lorsqu’on essaie depuis des décennies de faire prendre conscience à ses contemporains que notre civilisation égarée est une entreprise de destruction acharnée de la nature et de la santé et que la médecine est la principale complice de cette destruction, c’est une grande satisfaction que de voir enfin le propos relayé par une grande chaîne de télévision. On se prend à espérer que les choses puissent enfin changer.
Espérons, mais ne rêvons pas ! Nos hommes politiques sont si incultes et si « influençables », de diverses manières, et le peuple si crédule, si paresseux et si manipulable qu’on peut craindre qu’il faille encore des monceaux de cadavres pour que la sagesse se réveille.J’ai publié mon premier article sur la question en janvier 1967, sous le titre « Le cancer, mal politique », dans la revue « L’Homme Libre », de mon ami Marcel Renoulet. J’y insistai notamment sur le fait que le cancer n’était pas autre chose qu’une révolte de la nature contre une existence disharmonique, le refus de nos cellules de participer à la vie d’un corps dévoyé par un mode de vie stupide, pratiquant des excès de toutes sortes dans une atmosphère psychologiquement malsaine et chimiquement polluée.
Pourtant, durant toutes ces années, les pharmaco-chimistes n’ont cherché qu’à inventer des médicaments agressifs, toxiques et destructeurs du terrain organique, publiant périodiquement des bulletins de victoire totalement fallacieux, diffusés par des journalistes ignorants et naïfs, voire stipendiés.
À ce sujet, le documentaire de France 2 récapitule une impressionnante série de communiqués triomphants suscitant de faux espoirs toujours déçus. Confronté à son discours vieux de vingt ans, l’un des mandarins, loin de montrer quelque remords, s’exclame avec cynisme : « Il fallait affirmer aux gens que la médecine avançait, afin qu’ils prennent patience. » Ils prenaient patience en effet… jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Le documentaire nous assène ensuite des chiffres terrifiants sur la progression constante des décès par cancers et sur l’aveuglement des cancérologues. Deux ans avant l’interdiction de l’amiante, l’Académie de médecine osait encore afficher son scepticisme quant à son caractère cancérigène, pourtant démontré depuis des décennies.
Le film reproduit également des discours fracassants de plusieurs présidents américains, de Nixon à Bush fils, jurant qu’on allait terrasser le cancer et jetant dans la balance des centaines de millions de dollars, aussitôt engloutis par une armée de chercheurs parasites retranchés dans le monumental fromage de la souffrance humaine, uniquement obsédés par le rêve du médicament miracle producteur de gros dividendes et négligeant complètement la recherche des causes et la vraie prévention.
L’émission nous révèle d’ailleurs un chiffre d’une cruauté inouïe : sur les sommes colossales payées depuis cinquante ans par les contribuables ou les donateurs du monde entier au profit de la recherche sur le cancer, 1 % seulement a été consacré à la prévention ! Oui, vous avez bien lu : un pour cent !
Tandis que 99 % allaient se perdre dans le tonneau des Danaïdes de la recherche-qui-ne-trouve-rien mais qui nourrit grassement ses adeptes. Et pendant que Madame Pièces Jaunes parcourait la France en TGV, la main sur le cœur et la larme à l’œil, aucun de nos gouvernements successifs ne prenait en compte les études scientifiques démontrant (depuis 1979 !) que la leucémie infantile frappe en priorité les enfants vivant à proximité des lignes à haute tension ou des transformateurs électriques. Qui lira vivra !

VOCABULAIRE
gaspillé.- dépenser
mensongère .- fausse ; inexacte ; erronée
égarer .- perdre ; oublier
acharner .- animer, mouvoir, inciter, inspirer
relayer.- remplacer, changer
paresseux .- inactif, mou, poumon
monceaux.- tas, amoncellements
sagesse.-
disharmonique.- désagrément, contrariété
dévoyer.- corrompre, altérer
fallacieux.- trompeur, fourbe, perfide
naïfs.- ingénu, simple, candide
stipendiés.- acheté, payé, acquitté
mandarins.-
ensuivre.- résulte, suivre + qqch.
décè.- morts
aveuglement.- ceticé,
amiante.- amianto
terrasser.- vaincre, battre, défaire
engloutir.- absorber, ingurgiter, ingérer
cruauté.- férocité, sauvagerie, inhumanité
inouïe.- étonnant, surprenant
tonneau.- tonne, poids, beaucoup
Danaïdes.- ¿ ?
parcourir.- traverser, franchir, explorer
larme.- eau, onde, liquide

1 commentaire:

Pablo de León a dit…

Bonjour,
J'ai besoin de savoir comme Santiago fait pour mettre le texte au colour.

Texte au colour déjá!!!